Témoignages
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Témoignages
Delphine Jean Extrait de Mémoire 2ème année - 2010 : Je commencerais, tant pis pour la galanterie, par parler du seul homme qui a bien voulu participer à cette animation. Mr S. a 35 ans, un travail stable, vit en couple depuis huit ans et est papa d’un petit garçon de 4 ans. Mr S. est plutôt introverti, discret, il n’aime pas s’afficher ou se montrer. Il préfère parler peu mais dire l’essentiel. Il a un coté impulsif qui l’a souvent desservi. Quand nous débutons l’animation, Mr S. a des problèmes de réveils nocturnes depuis près de deux ans et rencontre des difficultés professionnelles à instaurer un dialogue calme avec sa direction. Son objectif, à travers la sophrologie, est de contrôler son impulsivité afin d’exposer plus clairement ses points de vue. Voici le bilan que Mr S. a eu la gentillesse de rédiger à la suite de l’animation :
Ma première expérience de sophrologie :
Tout d’abord voici comment j’ ai perçu et vécu l’approche de la sophrologie : La sophrologie m’est apparue comme quelque chose d’abstrait, avec l’opportunité d’essayer, de découvrir et de pouvoir aller plus loin grâce à la formation engagée par ma fiancée. Cette formation nécessitant l’animation d’un groupe à la fréquence d’une fois par semaine, à raison de 12 semaines. En dialoguant avec ma compagne sur la large application de la sophrologie dans différents domaines, et après quelques hésitations, j’ai décidé et demandé d’intégrer le groupe. L’objectif fixé étant d’essayer d’arriver à gérer mon impulsivité récurrente qui défavorise mes relations humaines au quotidien. Alors, le premier cours commence : intro à la sophro « la respiration ». Je découvre avec stupeur le fait de respirer qui nous paraît normal et auquel nous ne prêtons même plus attention : c’est surprenant de sentir l’air envahir tout son appareil respiratoire et inversement de le quitter. De plus la voix monocorde de Delphine me transporte et m’aide à me focaliser. Au bout d’un moment on arrive à ralentir son rythme respiratoire et à se détendre. Mais la position debout est dérangeante et interfère avec le relâchement désiré. Je m’aperçois qu’en position assise, je suis plus à l’aise, j’ai plus de facilité à ressentir mon corps (picotements, sensations de pieds brûlants). Ensuite (à la découverte des 5 systèmes), j’ai à nouveau ressenti la difficulté à me « laisser-aller » en position debout, certainement dû aux différentes tensions musculaires et à l’inhabituel utilisation de mes muscles dans ces positions. En revanche, en position debout, j’ai découvert l’exercice de la bulle qui m’a apporté une réelle et profonde sensation de bien-être, associé à un grand relâchement général. Mes ressentis ont varié et se sont accentués au fur et à mesure des séances (investissement de notre schéma corporel), c’est une intense chaleur qui m’a envahi, une énorme tension qui s’arrachait à moi, et enfin une grande sensation de bien-être dans la position debout (mes mollets ne se tétanisaient plus!). Dans la séance suivante (investissement de notre schéma corporel partie 2), je suis rentré de plus en plus facilement dans cette état sophronique. Je me suis profondément détendu avec l’exercice de rotation (hanches, jambes, genoux). Je suis arrivé à me représenter les 5 systèmes avec des couleurs et associer celles-ci à des effets de chaleurs, de picotements… En revanche pas trop de sensations avec l’exercice des hémisphères. Dans la séance suivante, je dois me dessiner avec les yeux fermés (dessin de notre schéma corporel)… Par la suite je me suis conforté dans ma position debout, grâce à un super ancrage dans le sol, et maintenant une facilité à atteindre l’état de relaxation sophronique. De plus j’ai ressenti à nouveau des sensations de chaleur (déjà vécus) et senti des odeurs. J’ai aussi utilisé un geste déclencheur, afin de retrouver encore plus rapidement un état sophronique. Pendant une séance, je me suis même endormi. Malgré la position super confortable, je me suis endormi : nous étions couchés…
Voici les choses que m’a apporté la sophrologie, enfin celles dont j’ai pris conscience : J’ai déjà, pour la première fois, appris à « lâcher prise »en me laissant guider par une voix qui nous transporte très facilement dans un lieu ou dans une situation. J’ai appris à respirer en me relaxant et à penser à me plonger dans cet état sophronique, évidement ce n’est pas encore une démarche automatique ! Dans des moments de stress (en milieu professionnel), j’ai réussi à intégrer les bases de sophrologie qui m’ont amenés à réfléchir et à agir différemment. En commençant par adopter une position physiquement agréable pour moi, puis une respiration ralentie. Ce qui permet de voir, d’analyser les choses et les situations avec un angle de vision différent. Car j’ai l’impression que les informations reçues, le sont mais dans un ordre, une priorité différente… Au bout de quelques temps (il y a seulement trois semaines que les séances de groupe sont terminés), sur un plan professionnel personnel ma hiérarchie directe m’a, à plusieurs reprises, fait remarquer qu’il y avait quelque chose de changé, que mon attitude ainsi que mon comportement et mes décisions étaient différentes et beaucoup plus efficaces que précédemment. Et que ma façon de faire était beaucoup plus constructive qu’au paravent, ce qui se rapproche de ce que l’on attend de moi ! Ou, dans des moments de douleurs physiques (maux divers, fatigue…), je me suis surpris à me mouvoir dans une position plus agréable, plus confortable pour moi, et à me mettre à exécuter une respiration ralentie et abdominale. Tout ceci en imaginant une situation autre, afin que je relativise cet état inconvenant. Les séances vécues tels que celle de « la bulle », ou du «geste déclencheur» me correspondent très bien pour ce genre de situation. De plus, il s’est avéré que depuis plusieurs mois je ne dormais plus profondément, et petit à petit j’ai pu retrouver le sommeil : excellente surprise ! Alors ceci a été un résultat fantastique pour ma part, même si je n’en suis pas certain, mais je ne vois pas d’autre explication à ce fait. De plus je suis devenu plus « tranquille », je l’ai ressenti, et on me l’a fait remarquer. Cependant je sens qu’afin d’atteindre le but fixé, et l’exercé de façon « naturel », il faut pratiquer plus longtemps et de façon régulière. Car j’ai loupé deux séances d’affilé vers la fin, pour raison professionnelle, et j’ai eu du mal par la suite à ré atteindre rapidement l’état sophronique, et en tous cas pas avec autant d’efficacité. Je pense qu’un entraînement régulier, avec la répétition des séances à la maison en individuel, est nécessaire afin d’intégrer, d’apprendre et de maîtriser le plus rapidement possible, les exercices correspondants aux situations rencontrés A travers cette expérience, qui m’a fait toucher du doigt la relation entre le corps et l’esprit, j’ai découvert que «tout ne marche pas tout seul», l’esprit et l’imaginaire sont les moteurs du fonctionnement humain. En revanche, je me pose tout de même une question, même en sachant que je ne les ai vécu qu’une seule fois, pourquoi certains exercices n’ont pas fonctionné …?
D’un point de vue sophro-analyse, je rajouterai que lors des visualisations, Mr S. a souvent coupé avec ses émotions. Fréquemment, il terminait les séances dans les bras de Morphée ou visualiser des éléments irréels. Je pense notamment à notre dernière séance où Mr S. est parti en balade avec des personnages d’un jeu télévisé. Il a eu du mal à personnifier les capacités proposées. Ou encore, à la cinquième séance, le dessin du schéma corporel, Mr S. s’est endormi profondément (ronflements en prime !). J’ai l’impression que Mr S. faisait appel à son imagination (surprenante à plusieurs reprises !) quand la proposition portait sur le Moi profond. Il y a, à mon sens, une petite résistance à travailler la relation avec lui-même et son corps. Cependant, d’après son récit, il me semble que Mr S. a tiré profit des outils sophrologiques dans d’autres domaines. Peut être reviendra t il plus tard, si il en ressent le désir, sur un travail de développement personnel…
Je poursuis avec Mme IS. qui a été un membre du groupe. Mme IS. a 44 ans, elle est mariée depuis 12 ans et maman de deux jeunes enfants. Mme IS. est ce que l’on appelle une fausse calme, discrète, elle pense plus volontiers aux autres qu’à elle. De nature anxieuse, elle a tendance à toujours bouger et à somatiser (une pelade suite à un surmenage deux ans auparavant, des crises asthmatiques). Lorsque nous commençons l’entrainement sophrologique, Mme IS. a été licencié de son poste à responsabilités un trimestre plus tôt. Elle se trouve dans une situation délicate à accepter et manifeste à la fois de la colère, de l’injustice et du désarroi. L’objectif de Mme IS. à travers l’animation était de travailler l’estime d’elle-même. Elle attend beaucoup de cette animation et pense sincèrement qu’elle va lui être profitable pour faire le point. Voilà ce que l’aventure sophrologique a suscité chez Mme IS. :
Actrice de ma vie, bien dans ma tête, bien dans mon corps
J’ai découvert la sophrologie grâce à Delphine, un moment de ma vie, où suite à certains évènements, j’avais besoin de me poser, de faire le point et de retrouver un équilibre émotionnel et physique. Anxieuse, triste et plus du tout sûre de moi, Delphine m’a donné la possibilité de partager cette aventure à ses cotés. J’ai compris très vite qu’il ne tenait qu’à moi de céder et de me laisser emporter, de faire sauter certaines résistances… un grand chantier venait de commencer. Tout au début, je me mettais des freins : comme la peur de fermer les yeux, de me relâcher, de me regarder comme dans un miroir, et accepter de laisser venir à moi des images positives… Tout d’abord, ces séances m’ont permises de me retrouver et de me reconstruire petit à petit : confiance en moi, forme physique, sérénité, apprendre à prendre soin de soi, de s’arrêter et regarder…tout simplement… pour comprendre et ressentir. Delphine, par sa sérénité, son calme et sa croyance, nous a donné ENVIE et créer un vrai climat de confiance au sein du groupe. Sa voix posée nous a permis de voyager, et de s’échapper… J’ai découvert des éléments importants : la respiration, la concentration, le ressenti et la visualisation… Mon plus gros soucis encore maintenant est d’expirer profondément et de crier… Il faut beaucoup de motivation et de courage car ces petits moments de bien être nous aide à améliorer notre quotidien. Il m’arrive encore d’avoir des doutes, des moments de cafard… Mais j’essaie de me servir des leçons de Delphine pour me remémorer des images positives et gaies. En conclusion : ces séances m’ont aidé à me retrouver et à me reconstruire petit à petit ; à pardonner les évènements et les erreurs passées avec beaucoup de difficultés toutefois… Le travail n’est pas terminer ! Il faut que je continue à gérer mon stress au quotidien. Delphine, aujourd’hui, reste une alliée et une amie qui a beaucoup changé depuis deux ans… Beaucoup de changements : comportemental, amical, physique. Elle a un réel épanouissement… Ces relations avec autrui sont construites et sincères, elle ose faire des choses qu’elle n’avait même pas imaginé il y a quelques mois … Elle a vraiment pris conscience de sa féminité et a pris sa Vie en main…
Bravo et fière de partager ton amitié…
Rémi Ruffier Extraits du Mémoire de 1ère année juin 2008 Une fois les premières séances passées, je vais de découverte en découverte. La modification du niveau de conscience se fait de plus en plus vite et de plus en plus naturellement. Plus les circonstances extérieures sont rudes, plus le retour en soi est profitable. Le dégagement du négatif devient un geste d’hygiène, de respect de soi. Cela me fait penser à une chanson de François Béranger « vous n’aurez pas ma fleur… celle qui me pousse à l’intérieur….fleur cérébrale et fleur de cœur ma fleur…fleur de cœur ma fleur… ». Ce respect de soi se prolonge également tout au long de la journée, notamment dans les moments difficiles. Un mécanisme de débrayage se met en place afin de ne pas coller à l’événement. L’observer en périphérie suffit largement. ... La modification du niveau de conscience permet de contacter une zone mémoire, une zone réservoir d’expériences, de sensations… La sophrologie permet à des connections de se faire et à des nœuds de se défaire. Elle permet d’activer une bienveillance envers soi. Quant à ce voyage au cœur du stress professionnel, stress que des millions de personnes vivent au quotidien, il aura été une piqûre de rappel qui me sera utile quand je travaillerai au contact de publics stressés. En l’espèce, propagation via un individu malsain car pas à sa place, qui souffre donc fait souffrir les personnes sur lesquelles il a l’occasion d’exercer un pouvoir. Ses techniques : prendre le contre pied des affirmations des autres, ne jamais valoriser une action, une idée, ne pas être curieux de l’autre, s’en tenir aux étiquettes, aux jugements, distiller les informations en fonction des interlocuteurs… Le lâcher prise dans ce domaine consiste à constater qu’on ne peut rien faire si ce n’est aider l’environnement à s’en préserver après en avoir pris conscience puis à devenir autonome pour, éventuellement, s’extraire de la situation. C’est une vraie question de survie psychologique. En forme de conclusion (qui n’est que le début d’autre chose…) Ce soir il pleut. Les fenêtres sont grandes ouvertes. Un léger courant d’air frais circule autour de moi par à-coups. J’entends la pluie et je sens la terre mouillée dont l’effluve remonte jusqu’ici. Quand je jette un œil vers la fenêtre, j’aperçois en arrière plan du rideau de fleurs alignées dans les jardinières suspendues au dessus du vide le gros platane de la place. Sa présence est d’une telle évidence dans ce décor urbain, il est tellement présent à la pluie qui s’égoutte sur lui en douceur et continuellement que cette seconde me porte à l’Espérance. Je suis heureux de vivre.
Nathalie Moline Extraits du Mémoire de 1ère année juin 2008 Lors de ma formation professionnelle initiale en psychologie clinique, la dimension du corps en tant qu'empreinte ou incarnation de la psyché ne fut malheureusement abordée que ponctuellement dans la présentation d'affections psychiques spécifiques (hystérie, autisme), sans être réellement prise en considération. L'apprentissage puis la pratique de la neuropsychologie me confirmèrent l'impact du corps (neurophysiologie) dans les comportements et les humeurs de l'homme. ... Je réalisais, au fur et à mesure de ma pratique professionnelle et de mon parcours thérapeutique personnel, l'intérêt du corps vécu dans la présentation, l'analyse et le traitement de la souffrance psychique, en tant qu'élément d'observation, de critère diagnostique mais aussi de levier thérapeutique. Le corps parle, à l'insu de la personne, plus clairement et directement que les mots. Tout y est inscrit des souffrances vécues, ses traumatismes manifestes dans ses limitations, ses tensions, ses blocages, ses douleurs …et pourrait donc se révéler un partenaire efficace de développement personnel. ... Et pourtant, la pratique a développé la conscience de ma verticalité, de la gravité terrestre et de la précarité de l'équilibre. Je me sens parfois, tellement ancrée, amarrée, les pieds et mollets rigidifiés, pétrifiés dans du béton, alors que la partie supérieure de mon corps me semble solide et flexible comme le roseau. Je me sens bloquée par les racines et que "ça fait mal au fondement, ça pousse !" Et puis apparaît un ongle incarné au gros orteil du pied gauche, suivi d'un foyer infectieux au même endroit… Difficile d'enfiler les chaussures de ville…de continuer à courir sans s'écouter…mais aussi d'être plus souvent dans l'être et non dans le paraître et le faire… ... Déjà expérimentée lors de ma formation en PNL, ce rappel de l'impact de la pensée et de l'intention positives dans la vie quotidienne ne fut toutefois pas inutile. La pensée positive modifie sans conteste la coloration affective, l'analyse et la réponse donnée dans n'importe quelle situation du quotidien. Eviter les formulations et les pensées négatives éclaire d'autres perspectives et entraîne des répercussions bénéfiques à tous les niveaux de l'être (physiologique, psychique et émotionnel). Cette discipline devient au fur et à mesure un automatisme qui renforce l'énergie de la personne, la rend plus audacieuse, plus constructive et plus responsable. J'ai également remarqué que le fait de penser et d'agir positivement influence parfois l'énergie des personnes avec lesquelles nous sommes en interaction en réduisant leur stress. ... Je mis un peu de temps à percevoir dans ma vie quotidienne des différences dans mon énergie : renforcement de la confiance en moi, capacité à me positionner plus clairement sans avoir le sentiment de me mettre en danger, capacité à établir une certaine distance face à des situations stressantes, me sentir plus disponible et moins vulnérable… CONCLUSION Il m'est bien difficile, encore aujourd'hui de résumer ce qu'est la sophrologie, tant cette discipline modifie, transforme l'être à plusieurs niveaux. Mes nombreuses tentatives de synthétisation s'étant révélées insatisfaisantes au jour d'aujourd'hui, je me contenterais, à défaut d'être succincte, de donner une définition explicative qui je souhaite compréhensible au plus grand nombre. ? Ma définition actuelle de la Sophrologie La sophrologie est une méthode et une pratique dont le but est de nous libérer de ce qui limite notre potentiel, pour atteindre l'autonomie et l'épanouissement personnel. Il s'agit de prendre conscience progressivement, par l'observation et sans jugement, de son fonctionnement corporel et psychique, d'apaiser les tensions présentes dans le corps et l'esprit et de transformer positivement son vécu. Pour cela, la sophrologie utilise la respiration, l'imagination et des techniques corporelles et exerce l'intention et l'action positives sur le corps et l'esprit. Toute séance ou pratique est guidée verbalement de façon claire et précise pour améliorer la détente et le confort de la personne. Cette méthode fait l'économie de toute analyse et utilise le corps comme levier pour atteindre le bien-être, et accéder à une évolution personnelle.
Je pense avoir témoigné tout au long de ce compte-rendu des nombreux et divers bénéfices tirés de cette première année de sophrologie. Que ce soit au niveau de mon fonctionnement cognitif (meilleure flexibilité mentale, concentration, mémoire), comportemental (meilleure gestion du stress, prises d'initiatives plus fréquentes), mais aussi humoral (meilleur stabilité de l'humeur). Cette rencontre privilégiée avec moi-même, proposée et guidée par la pratique sophrologique a réellement provoqué un changement nécessaire et essentiel dans mon rapport à moi-même et à l'autre. Je réussis, enfin, à me dégager du regard et des attentes extérieures vis à vis de moi. Je me sens nettement plus centrée, dans mon axe, je me positionne et j'agis en fonction de mes désirs et non plus de ceux des autres. J'apprends donc à identifier de plus en plus clairement mes besoins, mes désirs et mes aspirations et à y répondre. Cette étape est majeure et significative. Elle entraîne des retentissements autant dans ma vie professionnelle, personnelle que spirituelle. C'est une dépollution et une déprogrammation progressive. Je suis en chemin vers l'autonomie et je me sens déjà rayonner autrement… Je me sens de plus en plus Vivante.
Corine Cortes Torres Extraits du Mémoire de 2ème année juin 2007 : Préparation au concours d’infirmier
Examens, concours, lorsque le jour «J » s’annonce, commence alors une série de symptômes tels que : Le recours à la sophrologie dans ce cas précis, se fait comme une aide possible pour lutter contre la pression exercée par l’ampleur de la tension, du stress et la peur de l’échec. La sophrologie permet donc à l’élève :
Moi-même, en tant que lycéenne puis étudiante, j’ai dû passer des examens écrits et oraux. C’est pourquoi l’idée de pouvoir aider ces élèves à préparer leur examen en leur donnant des outils supplémentaires grâce à la sophrologie m’a paru très intéressante. Cette animation de groupe m’a également permis de surmonter la peur de parler en public. En effet, le groupe étant composé de 20 personnes, j’ai dû, moi-même, apprendre à gérer mon stress, et cela m’a renvoyé dans le passé où je détestais passer au tableau pour parler devant tout le monde.] ………… [Conclusion Ce que j’ai pu constater et retenir au cours de cette animation : • S’il y a un manque d’implication de la personne, il y a moins de résultats en sophrologie d’où l’importance dès le départ que la personne soit volontaire, qu’elle croit en ce qu’elle fait, qu’elle s’implique. La sophrologie n’est pas de la magie, il faut un entraînement régulier pour arriver à un résultat satisfaisant. « La force de la technique, c’est la répétition des vivances des séances » (Initiation à la sophrologie caycédienne – PA Chéné) • Il est important de montrer les exercices avant la séance et de répéter les consignes pendant la séance, afin que les personnes enregistrent, intègrent les exercices. La répétition permet une (re)-programmation positive. • Le sophrologue ne « monte » pas les séances avec la même intentionnalité en fonction du type de personnes qu’il a en face de lui, c'est-à-dire enfants, adolescents, adultes, seniors. Dans mon cas c’était des jeunes de 19 ans, et il aurait peut être fallu que je rende les séances plus ludiques, afin qu’ils s’impliquent plus. • A cet âge, et surtout au début, les élèves ont eu du mal à décrire se qui se passait en eux, leurs sensations, leurs ressentis… comme il leur a été difficile de fermer les yeux et de se retrouver seuls face à eux-mêmes dans leur monde intérieur. • Il est plus facile pour eux de ressentir le relâchement du corps après un IRTER qu’après un SDN qui reste trop abstrait. • Personne n’est bien ancré donc il est important de faire des exercices de RD1 pour retrouver une bonne stabilité, un bon équilibre. Les élèves étaient trop dans le mental d’où des problèmes de concentration, etc. • Il est important de valider ce que fait la personne, et l’autoriser à le faire, puis faire une proposition « du bon mouvement », de « la bonne posture »… • Pour expliquer aux autres que la sophrologie fonctionne, il faut l’avoir soi-même vécu, expérimenté. • Dans tout groupe il y a une diminution des participants au fur et mesure des séances. Seuls ceux qui sont vraiment intéressés par la sophrologie et qui désirent aller mieux et faire un travail personnel sur eux, restent. Il est possible aussi que les personnes qui commencent un travail en sophrologie, individuel ou en groupe, du fait que des résultats positifs arrivent rapidement, arrêtent de venir aux séances en pensant qu’elles vont mieux et qu’elles n’ont plus besoin de continuer. • La personne avance à son propre rythme. • Le sophrologue doit prendre conscience de sa propre réalité objective et en tenir compte. • Le plus important est qu’en sophrologie, le sophrologue ne peut que faire des propositions et la personne est libre de suivre ces propositions ou pas. On ne peut pas la forcer, ni vouloir à sa place. Le sophrologue doit accepter ses limites et les limites de la sophrologie. Retour du formateur du Lycée : « Tout d'abord, celles qui ont suivi régulièrement les cours de sophro semblent satisfaites. Peut-être est-il difficile pour elles de voir comment cela va les aider, peut-être simplement de façon inconsciente. Elles ont reçu des notions nouvelles, appris à découvrir leur corps pour certaines, une prise de conscience mais qui semble toujours difficile à mettre en application. Bousculées dans un premier temps, elles se sont petit à petit familiarisées avec la méthode.
Cette animation de groupe m’a été bénéfique, notamment elle m’a apporté une expérience supplémentaire dans l’animation de séances et m’a donc permis de prendre encore un peu plus confiance en moi. Si ce groupe ne m’avait pas été proposé par Nathalie, je ne l’aurais pas choisi personnellement, mais cela m’a permis de travailler sur mon positionnement par rapport aux autres : aujourd’hui je préfère travailler avec un groupe de personnes plus mures, qu’un groupe de lycéens, des personnes qui savent ce qu’elles veulent et qui s’investissent dans ce qu’elles ont choisi de faire, et ce peut être pour éviter la confrontation, les conflits. Je ne suis pas encore assez sure de moi, je n’ai pas assez d’autorité et cela m’a semblé difficile de recadrer le groupe. Si c’était à refaire, je présenterais autrement la sophrologie et les séances collectives à ces lycéens, c'est-à-dire de façon plus ludique, avec le l’humour afin que ces jeunes s’y intéressent, et s’impliquent d’avantages, tout en acceptant les limites de la sophrologie, c'est-à-dire que l’on ne peut que faire des propositions et rien de plus, à l’autre d’en disposer. J’anime, une fois par semaine au foyer de St Jean de Serres, une séance collective d’initiation à la sophrologie. Ce groupe est composé de personnes qui ont entre 35 et 65 ans. Tandis qu’avec le groupe de lycéens, âgés de 19 ans, manquants d’expérience et de maturité, je me suis sentie jugée, j’étais mal à l’aise et cela m’a renvoyé à une période de ma vie c'est-à-dire à ma propre adolescence, les années collège et lycée, où je ne me sentais pas à l’aise dans mon corps, et où j’étais plutôt introvertie (surtout au collège). Cela m’a surtout rappelé la peur et le stress de passer au tableau et de devoir parler devant toute la classe. Je sais aujourd’hui que j’ai encore un travail à faire sur moi, sur mon positionnement, et ma préférence va à la séance individuelle où je suis plus à l’aise, et où le regard de l’autre prend moins d’importance qu’en groupe.]
------------------------------------- CONCLUSIONS SUR CETTE DEUXIEME ANNEE - Jean-Pierre Barbat
Pour ma part la RD4, me confirme que la sophrologie est bien la voie adaptée à mon évolution personnelle… Le fondations de ma maison s’enracinent « tout jour » d’avantage, elles reposent sur mes valeurs : humanité, partage, universalité et espérance que je peux m’autoriser à expérimenter un peu plus avec moins de retenue et de plus de paix. Par une attitude personnelle renforcée je peux trouver ma place au quotidien, la vivre au sein d’un groupe en toute simplicité sans chercher une reconnaissance mais tout simplement en m’acceptant tel que je suis et en participant à ce monde extérieur, si bien révélé lors des marches phroniques avec un regard intermittent et auquel je ne peux que me sentir relié. Je peux réaliser l’alliance monde intérieur et monde extérieur et vivre l’instant présent dans la nouveauté et la légèreté. Mon rêve le plus fou, ETRE moi-même sans retenue, devient plus accessible. Qu’est ce que j’attends de la suite, de cette troisième année que je n’avais pas envisagé vraiment comme obligatoire? A vrai dire, je n’en sais pas grand-chose, tout est un peu flou.. Mon désir de relation d’aide est toujours omniprésent, seules mes limites demandent à mieux être reconnues et mieux vécues. De toute façon, une troisième année ne peut que continuer à ma faire grandir, Pour ma part ; il me semble indispensable de pouvoir répondre à la question suivante : suis-je capable d’accompagner quelqu’un dans les techniques découvrantes ? La responsabilité de thérapeute me questionne, car je n’ai pas la certitude d’être capable à chaque occasion de la meilleure écoute possible, face a des difficultés qui dépassent mes expériences et connaissances. Suis-je capable au quotidien, d’avoir la parole juste au bon moment ou du moins de ne pas me planter, de ne pas nuire à l’autre, de ne pas le bloquer et de toujours le positiver ? Si la vie me propose de devenir thérapeute, cela veut dire de toute façon qu’il faudra au quotidien éclairer tout jour plus les zones d’ombre par des zones de lumière afin d’être cohérent, plus efficace et plus libre. Acquérir encore plus de conscience par la réflexion et les expériences. Partager les expériences vécues, confronter les analyses avec d’autres, afin d’emmagasiner de la confiance et de la crédibilité me semble être aussi une démarche indispensable pour avancer. Me libérer encore plus du regard des autres en m’enracinant encore d’avantage sur mes fondements, mes valeurs me semble aussi primordial. Ma philosophie de vie me pousse vers l’accès à mes possibles, mon désir de liberté à grandir et à les incarner au plus juste. La sophrologie répond parfaitement à mon aspiration vers le haut, et donne une valeur et un sens à mon incarnation. La vie me réjouit car elle me pousse en avant et vers l’autre, vers la relation source de vie. Quand les pensées, les actes, les désirs sont au diapason, en reliance …L’aventure peut continuer dans l’espérance et dans l’ouverture en Père manence. D’après Ochwian Biano (un chef de la nation Pueblo), les Blancs étaient fous parce qu’ils prétendaient penser avec leur tête, et qu’il n’y a que les fous pour penser ainsi. Cette affirmation du chef indien me surprit beaucoup et je lui demandai de me dire avec quoi il pensait, lui. Il me répondit qu’il pensait avec le cœur. Carl Gustav JUNG ------------------------------------- J’ai pu constater avec bonheur qu’il y a eu des changements dans ma vie. Corine Cortes 1ère Année -------------------------------------
Corine Cortes -------------------------------------
Lorsque je débute la sophrologie, je débute dans un état d’enfermement mental, d’isolement réel et de stress important. En effet, après une longue période de déboires s’étalant sur quelques années, une porte concrête s’entrouve (un nouvel emploi) et après une longue réflexion mêlée d’angoisses profondes, je me lance. C’est ainsi que je commence la formation, après une longue période obscure d’isolement (peu de vie sociale, emplois instables) ; j’ai cependant la chance d’avoir un rapprochement familial important et je repars donc avec des valeurs solides inspirées par ma famille. La RD1 me fatigue. A chaque cours, j’arrive avec un bouclier contre lequel se brise chaque exercice. Ainsi, dans cette contemplation première, les réponses que je donne sont tout d’abord somatiques, imprévisibles et élémentaires (dans le sens de primaires). Sachant qu’il existe trois états de conscience qualitatifs en sophrologie (la concience pathologique, la conscience ordinaire et la conscience élargie ou sophronique), je peux dire qu’à ce stade, je me trouve dans la conscience pathologique, celle par laquelle le corps s’exprime par la maladie. Cependant, à chaque exercice de plus en plus méditant, je contemple, pendant de courts instants, comme une spectatrice, ce qui m’arrive sans arriver à sortir de ce cercle vicieux. Alors que nous pratiquons la relaxation dynamique 2ème degré (contemplation interne et externe de chaque système (tête, cou, thorax, ventre, bas-ventre), de tout le corps, conscience enveloppante, corps limité, conscience illimitée) j’expérimente les « limites de mon corps ». Ici commence une phase découvrante. Non seulement je prends conscience de l’objet de mes maux mais les couches de protection avec lesquelles je m’étais forgée disparaissent les unes après les autres pour finalement en arriver au noyau (ou en tout cas proche du noyau). Puis, mon mental (mes pensées, mon attitude) se modifie de manière positive, encore malgré moi et mon discours change malgré les difficultés quotidiennes bien présentes : « La clé de la transformation de l’individu est l’amélioration du message informatif qu’il perçoit ». Ainsi, l’apport de messages contrôlés grâce aux techniques sophrologiques, en niveau de veille paradoxale (état entre veille et sommeil) modifie le discours dans le quotidien et donc dans le présent et dans le concrêt et c’est ce que j’expérimente. Je prends conscience de mon nouveau discours. Je commence enfin à progresser. A chaque manifestation de l’inconscient (résistances, blocages, pensées négatives, maux) dans mon conscient, j’en prends conscience. Je deviens plus responsable, capable de mieux gérer ces processus physiologiques (somatiques) auparavant automatiques. « Savoir créditer le positif et relativiser le négatif. Etre constructif. » En ce qui concerne l’amélioration de ma qualité de vie (le quotidien, le mental et la santé), elle est passée, tout au long de ces mois par la souffrance (douleurs, culpabilisation, colère contre moi-même). J’ai compris cependant qu’il fallait accepter ce qui avait été vécu pour pouvoir avancer et non pas le nier car c’est l’énergie que je dépensais à l’empêcher de sortir qui provoquait mon état. Après huit mois de pratique, la sophrologie ne commence à être recouvrante que depuis peu. Elle reste encore aujourd’hui découvrante par moment et il m’est difficile d’aller plus loin dans ma réflexion. Je ne souhaite cependant pas transmettre ce message aux autres en tout cas pas de cette façon-là. Ce que j’ai vécu reste personnel et en aucun cas ne sera forcément vécu de la même manière par autrui. J’ai plutôt envie de leur dire allez-y ! Faites-le ! Parce que même si cela se passe dans la douleur, le bienfait qu’elle apporte est beaucoup plus intense. J’ai envie de leur dire, ne vivez pas dans l’ignorance de vos maux. Acceptez-les, écoutez-les, aussi dur soit-il de le faire car le résultat n’en est que meilleur. Alors que je n’étais qu’une spectatrice inconsciente de ce qui m’arrivait, aujourd’hui j’ai les rênes de mon corps et de mon esprit. Je ne suis pas à l’abri de « replonger » mais je suis consciente de cela. Je suis consciente de la fragilité de l’être humain mais je suis aussi consciente de son potentiel et de ce qu’il peut développer pour arriver à s’en sortir malgré ses propres défenses. L’action mentale et l’apparition des émotions Il y a d’autres émotions qui restent découvrantes telles celles surgies de l’enfance. Comprendre et cerner une sensation qui a perdurée au-delà du temps pour survivre jusqu’à aujourd’hui (sensation d’il y a 25 ans environ) a été l’un des moments les plus pénibles pour moi car il a fallu que je sois le plus honnête possible envers moi-même et l’accepter afin de pouvoir évoluer et éviter que cela ne se reproduise. Les émotions que je peux vivre en ce moment sont de plus en plus adaptées (de moins en moins amplifiées), pas encore suffisamment proportionnées mais elles évoluent bien et m’entraînent vers un ancrage de plus en plus profond dans la réalité du quotidien alors que jusqu’ici j’assumais très peu ce quotidien. La sensation de porter le poids du monde, la fatigue voire l’épuisement face aux évènements de la vie ont disparu. Définition personnelle de la sophrologie Ils nous aident également à faire surgir notre propre force intérieure positive souvent latente en puisant ce qu’il y a de plus profond en nous. La sophrologie a fait surgir et a renforcé chez moi des valeurs familiales solides sur lesquelles je peux aujourd’hui m’appuyer, des valeurs que je ne voyais pas, aveuglée par la douleur, et qui sont maintenant enracinées en moi, elles sont les piliers de ma nouvelle construction intérieure et extérieure. L’élargissement de la conscience et la guérison Les limites de la sophrologie Marie-Louise Soler
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